Je te vois en homme fort, courageux, papa. Le travail ne te faisait pas peur. Tu es un excessif et tu ne ménages pas les autres. Excès de folie, de nervosité et de générosité aussi. En tout et pour tout, tu était un enfant, un adolescent aussi.Tu n'as pas grandi. Tu allais parfois jusqu'à jouer avec ta vie, et pour toi la récréation n'était jamais finie. Tu était un moqueur, un inventeur d'histoires. Tu inventais des mots. Tu trouvais ça rigolo. Tu était un rabâcheur, un comédien fini. Regarde comme les enfants se plaisaient à ton jeu. Ils étaient émerveillés à l'idée de ce que tu allais inventer pour les faire rire. Il aurait fallut te bâillonner pour t'arrêter. Si on rentrait dans ton jeu, alors tu était heureux ; mais si on ne te suivait pas, tu te mettais dans tous tes états. Tu jouais les persécutés, car tu était un endiablé : toujours plus fort que les autres, mon Dieu que tu était sourd ! Ton franc - parler, jamais diminué, te mettais souvent en difficulté. Tu aimais les copains, et quand tu t'installais avec eux, tu ne savait plus repartir. Dans ton absurdité, tu es un être cultivé. Ton puits de savoir est sans fin en histoire ou en géographie et tu aimais te confronter aux jeux télévisés. Tu reste mon père unique. Toi seul aimais me border et puis m'embrasser. Ton appétit pour la vie pouvait être épuisant ..
Mais que c'est-il donc passé ?